Passer Souccot en Israël

Si vous devez passer une fête en Israël, celle à ne pas manquer (לפספס) c’est bien celle de Souccot. Tout d’abord, le temps est généralement de la partie : les grosses chaleurs de l’été sont derrière nous et de plus, vous voyez dans chaque rue, aussi bien dans les parkings que sur les balcons des dizaines de souccot. C’est la fête du partage et de la bonne humeur (מצב רוח טוב).

Kippour vient à peine de se terminer que déjà toute la famille se mobilise pour construire (לבנות) la soucca selon les bonnes proportions et les règles précises. La tradition veut que la soucca soit décorée (מקושטת) et en général on y accroche des fruits et des décorations que les enfants ont préparé à l’école, tout cela pour cette habitation temporaire soit le plus confortable possible.

Les Quatre Espèces (ארבעה המינים), c’est la deuxième chose importante à préparer avant le début de la fête. Si vous êtes à Jérusalem, il faut absolument faire un tour par le shouk Mahané Yéhouda où un marché spécial s’ouvre quelques jours avant la fête afin de vous permettre de choisir parmi les plus belles espèces pour son loulav (לולב), le saule (ערבה), le myrte (הדס) et le cédrat (אתרוג).

Ces quatre espèces doivent être prises en main tous les jours pendant la fête, sauf le Shabbat. Il faut les agiter (לנער) dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l’omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l’ensemble des membres du Peuple d’Israël :
– le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux,
– le myrte, odorante mais sans fruit,
– le saule, sans odeur ni fruit,
– le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux

Quel que soit le repas ou collation que l’on fait dans la journée, on doit le prendre dans la Soucca. Les invitations pleuvent en général pendant cette fête. C’est l’occasion de se retrouver, de passer du temps en famille et avec ses amis.

A l’époque des Temples de Jérusalem Souccot était, selon la tradition rabbinique, l’occasion de la cérémonie de la « libation d’eau » (שמחה בית השועבה) puisée à la source de Gihon. Cette eau était versée sur l’autel, afin d’obtenir que les pluies tombent abondamment dans le pays pendant l’année. C’était l’occasion de grandes réjouissances dans la partie du Temple normalement réservée aux femmes. Aujourd’hui, de nombreuses festivités sont organisées le soir un peu partout dans la ville.

Le 7ème jour de Souccot s’appelle Hoshana Raba (הושענא רבה) et le lendemain, on célèbre la fête de Shemini Atseret (שמיני העצרת).

Shemini Atseret et Simha Thora (שמחה תורה) ont lieu le même jour en Israël, mais en diaspora elles sont l’une après l’autre. Shemini atseret est le 8ème jour de clôture.

Mais le point d’orgue de la Souccot, c’est Simha Torah, c’est l’aboutissement d’un mois de fêtes ! Après avoir commencé l’année par des douceurs, puis demandé Son pardon, et maintenant, c’est avec la Torah que nous nous réjouissons. A Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah et le soir de Sim’hat Torah, nous faisons sept fois le tour de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah avec les rouleaux de la Torah.

Vocabulaire de Souccot

חג סוכות
לפספס
מצב רוח טוב
לבנות
מקושטת – מקושט
ארבעה המינים
לולב
ערבה
הדס
דקל
אתרוג
לנער
שמחה בית השועבה
הושענא רבה
שמיני העצרת
שמחה תורה

Les différentes traditions pour Roch Hachana (ראש השנה)

Roch Hachana est presque là et il faut se préparer pour cette fête ! A part la partie des prières (תפילות) et des airs particuliers des piyoutim (פיוטים), ce que chacun garde en tête, ce sont les différents aliments qui sont consommés lors des deux soirs de fête. Chaque aliment est en fait une représentation symbolique. En effet, les différents aliments ont été choisis parce que leurs noms hébraïques sont proches du sens qui exprime nos souhaits (איחולים) pour l’année qui va débuter. Avant tout, pour chaque met qui sera consommé, une prière est prononcée. Cette prière est récitée alors que l’on tient l’aliment dans la main droite. Une fois la bénédiction (ברכה) faite, il faut le manger.

L’aliment qui est le plus représentatif de la fête, c’est la pomme trempée dans le miel, en espérant que l’année à venir, soit bonne et douce. Les autres symboles de Roch Hachana sont:

– La date (תמרים) : un des sept fruits d’Israël. Elle est associée au mot תם : « terminer ». Dans cette bénédiction nous souhaitons que nous nous élevions comme le palmier, et que nos péchés disparaissent à jamais.
– Les haricots blancs (לוביא) sont eux liés aux mots רב : « nombreux » et לב : cœur. Ici, on demande que nos mérites se multiplient.

– Le poireau (כרתי) son nom ressemble au mot כרת : « couper », « abattre (un arbre) » et ici on demande que soient abattus nos ennemis, ceux qui nous haïssent et tous ceux qui nous veulent du mal.
– La betterave (סלקא) est rapprochée du mot סלק : « partir », « disparaître ». On désire ici que disparaissent nos ennemis.

– La courge (קרא) rappelle mot קרע : « déchirer » et aussi קרא : « annoncer », « énoncer ». et le souhait ici concerne nos mérites et que le mal de notre verdict soit « déchiré »
– La grenade (רימון ) symbolise les mérites de chacun et on demande à D. que nos mérites se multiplient comme les grains de la grenade.

– Pour les courageux, La tête de bélier (ראש כבש) ou la tête de poisson (ראש דג) afin que soyons à la tête et non à la queue et que nous croissions et multipliions comme les poissons dans l’eau.
Pendant la durée de la fête, on déguste traditionnellement des mets sucrés, afin que la nouvelle année soit “douce”. Alors à tous Bonne et Heureuse Année, qu’elle soit douce pour chacun, du premier à son dernier jour.

Vocabulaire de Roch Hachana

ראש השנה
תפילות – תפילות
פיוטים – פיוט
איחולים
ברכה – ברכות
תמרים – תמר
לוביא
כרתי
סלקא
רימון
ראש כבש
ראש דג

L’Institut Weizman des Sciences (מכון ויצמן למדע)

weitzman

“The Scientist”, magazine américain consacré aux sciences de la vie, telles que la génétique (גנטיקה), la biologie moléculaire (ביולוגיה מולקולרית) ou encore, l’étude de la cellule (תא) vient de publier les résultats d’une enquête sur les meilleurs lieux de travail académique, et l’Institut Weizmann de Rehovot est à la 2ème place de ce classement alors que l’Université Hébraïque de Jérusalem se classe cinquième.

L’Institut Weizmann, université de renommée mondiale, est située à Rehovot. Uniquement spécialisée dans le domaine scientifique, cette université fut créée en 1934 par Chaim Weizmann et s’appelait alors l’Institut de recherches Daniel Sieff. Ce n’est qu’en novembre 1949 que l’institut s’agrandit et prendra le nom d’Institut des Sciences Weizmann.

Sur le campus de l’Institut il y a quelques 100 bâtiments, des dortoirs pour les étudiants, plus de 100 appartements pour loger les scientifiques (מדעני), un musée, des restaurants. On peut y découvrir une variété de styles architecturaux, des édifices avec des motifs orientaux en passant par des bâtiments de verres, construits entre 1934 et aujourd’hui. L’Institut est composé de cinq facultés (פקולטות) – Mathématiques (מתמטיקה) et Informatique (מדעי מחשב), Physique (פיסיקה), Chimie (כימיה), Biochimie (ביוכימיה) et Biologie (ביולוגיה). Chaque faculté est elle-même divisée en 17 départements scientifiques. On y trouve aussi une école d’études supérieures ainsi que 50 centres interdisciplinaires permettant aux chercheurs une collaboration multidisciplinaire.

Sur le campus de l’Institut Weizmann des sciences il y a quatre principaux pôles d’intérêt pour les visiteurs:
– Chaque année, Le Centre Levinson accueille quelque 30.000 visiteurs. On peut y voir des expositions (תערוכות) interactives uniques, des œuvres d’art ainsi que des présentations de multimédias. En cours de rénovation, la visite débute par un court métrage, dans l’Auditorium Wix, qui donne un bref aperçu de l’Institut Weizmann des sciences et des recherches qui y sont effectuées.

– Parmi ces constructions, on peut visiter la maison du Dr Chaim Weizmann, premier président de l’Etat d’Israël et le fondateur de l’Institut Weizmann des Sciences. Cette maison a été conçue par l’architecte Erich Mendelsohn, dans les années 1930. La visite comprend la projection d’un court métrage, « roi sans royaume» où y sont décrit les travaux du Dr Chaim Weizmann dans le mouvement sioniste. Les visiteurs peuvent découvrir la vie privée et professionnelle du docteur et président de l’état, comme s’il y vivait encore. Sa tombe est située non loin de sa maison.

– La visite du champ de miroirs solaires (סולרי) est unique en son genre. Ce champ fait partie de l’une des principales installations solaires recherche sur l’énergie dans le monde. On peut y voir 64 miroirs qui sont reliés à un ordinateur qui permet de calculer la position du soleil par rapport à la Terre, à un moment donné. Au-dessus du champ de miroirs, près de la tour solaire, on a la possibilité d’avoir accès à la terrasse (מרפסת) d’observation (תצפית).

– Le Jardin Clore de la Science est unique et de renommée mondiale. C’est en fait un musée de la science, en plein air, où sont présentés de manière agréable, plus de 80 expositions qui permettent de comprendre les diverses lois de la physique et les différents phénomènes naturels. Le soleil, le vent et l’eau jouent un rôle important dans de nombreuses expositions du Jardin Clore. On peut voir parmi les expositions proposées un four solaire qui peut allumer en un instant un feu de bois.

L’Institut Weizmann des Sciences est à la pointe de la recherche dans de nombreux et différents domaines tels que la recherche sur le cancer, une technologie qui est à la base de l’industrie des polymères, des affichages visuels pour les casques des pilotes et pour les chirurgiens, l’amniocentèse qui détecte les maladies génétiques du fœtus, la recherche sur le développement du cerveau, les nanotechnologies, la recherche sur l’énergie solaire, et beaucoup d’autres sujets.

Vocabulaire de L’Institut Weizman

מדעים – מדע
גנטיקה
ביולוגיה מולקולרית
תא- תאים
מדענים – מדען
פקולטות – פקולטה
מתמטיקה
מדעי המחשב
פיסיקה
כימיה
ביוכימיה
תערוכות – תערוכה
מרפסת
תצפית

L’expression: אחרי החגים

A’harei ha ‘Hagim – après les fêtes

S’il est une expression populaire en Israël c’est bien – אחרי החגים, A’harei ha ‘Hagim – après les fêtes.
Rien de productif ne se passe pendant les fêtes, on ne fait pas de plans, tout est sur pause. Le mois de Tichri est plein de fêtes, Rosh Hashana, Kippour et Souccoth, et on n’a pas le temps de s’occuper des petites choses. Mais après, alors tout peut arriver, on a l’esprit libre, le temps, l’argent. Tout revient à la normale. Un exemple actuel, les prix des produits de premières nécessités vont augmenter après les fêtes. Quand allez-vous recevoir votre nouvelle voiture ? Après les fêtes.
On utilise aussi cette expression pour exprimer le rejet, équivalente des « calendes grecques ». Par exemple, lorsque l’on veut parler d’un procès dont on ne voit pas la fin : ce procès va être reporté jusqu’à après les fêtes.

L’expression est également utilisée pour décrire un nouveau départ: repartir de zéro. On retrouve cette expression dans la chanson de Naomi Shemer : Renouvellement – התחדשות
« אחרי החגים יתחדש הכל Après les fêtes, tout se renouvelle
יתחדשו וישובו ימי החול Se renouvellent et reviennent les jours de semaine
האוויר, העפר, המטר והאש L’air, la poussière, la pluie et le feu
גם אתה, גם אתה תתחדש… » Vous aussi, vous aussi vous vous renouveler…

La Silicon Valley israélienne

Si la Silicon Valley (עמק) américaine était considérée jusqu’à récemment comme le vivier le plus important d’ingénieurs (מהנדסים), de chercheurs (חוקרים) ou encore, la plus grosse concentration de start-up (סטארט אפ), aujourd’hui Israël réussit à s’imposer dans le monde comme une puissance (מעצמה) dans le domaine de la haute technologie (טכנולוגיה).

Plus de 500 start-up voient le jour chaque année et certaines sont vendues à prix d’or à de grandes sociétés (תאגידים) parfois européens mais aussi et surtout américaines. Israël est le deuxième pays du monde aussi bien pour le nombre de startups technologiques par habitant que pour le nombre d’entreprises (חברות) cotées au Nasdaq, après les Etats-Unis.

Ce concentré de forces vives a bien sûr interpellé les grandes entreprises. Elles ont vite compris qu’elles avaient intérêt à y implanter d’importants centres de recherche (מחקר) et de développement (פיתוח). Cela va d’Intel à Microsoft en passant par Philips, IBM, HP ou encore et Google. Des investisseurs (משקיעים) du monde entier s’intéressent non seulement aux dernières découvertes, aux brevets (פטנטים) toujours plus nombreux mais aussi aux ingénieurs. En effet, de très nombreux étudiants n’ont même pas fini leurs études de premier cycle qu’ils sont déjà recherchés par les grandes compagnies étrangères.

Les détenteurs de diplôme du Technion sont très recherchés. Plus de 70% des ingénieurs actuels d’Israël ont été formés au Technion. Dans ce campus situé à Haïfa, regroupant 19 facultés, de grands changements ont été opérés dans le cadre des études, permettant aux étudiants de passer facilement d’un domaine à l’autre dans les quatre filières classiques des sciences. Cette mobilité leur permet non seulement d’avoir une vision plus globale des sujets et d’avoir une capacité d’innovation exceptionnelle faisant d’Israël un acteur essentiel de la scène technologique mondiale.

Vocabulaire de la Silicon Valley israélienne

עמק
מהנדסים – מהנדס
חוקרים – חוקר
סטארט אפ
מעצמה
טכנולוגיה
תאגידים – תאגיד
חברות – חברה
מחקר

L’école Bezalel

bezalel

Bezalel, fils d’Uri, est le premier artiste (האמן) mentionné dans la Bible, il est celui que Moïse avait choisi pour superviser la construction du Tabernacle. C’est aussi le nom de l’école des Beaux-Arts, située à Jérusalem. Les premiers bâtiments (מבנים) de cette institution se situent en plein cœur de de la ville, rue Schatz, du nom de son fondateur Boris Schatz, sculpteur (פסל) de son état. Il a fondée en 1906 la première école d’art dans la rue qui porte son nom mais depuis 1990 l’école a été transférée sur le campus du mont Scopus.

L’école Bezalel depuis la création de l’état participe au développement de l’art juif en tant que représentation de l’ »art juif original ». A sa création, l’école Bezalel encourageait les jeunes artistes juifs venus étudier en Palestine. Dès 1910, l’engouement pour cette école est visible, car près de cinq cents étudiants y étudient dans 32 départements différents. Si au départ dans cette institution on parlait d’un art (אמנות) national juif, 106 ans plus tard, on parle d’art israélien.

De 1929 à 1935, à cause de difficultés financières (קשיים כלכליים), Bezalel ferme ses portes. A sa réouverture, des changements sont intervenus, notamment avec l’enseignement de nouvelles disciplines et en 1969, elle devient l’Académie des beaux-arts et de design (עיצוב). Aujourd’hui, l’art israélien est exposé aussi bien dans les musées (מוזיאונים) et galeries (גלריות) des grandes villes israéliennes que dans ceux des grandes capitales à travers le monde. Les artistes qui ont étudié à Bezalel ont séduit de prestigieux musées et galeries et pour certains, leurs idées ont stimulé de nouvelles tendances dans l’expression artistique.

L’école Betzalel ne cesse de se renouveler (להתחדש), comme en témoigne la dernière exposition des étudiants en maîtrise (Master en Beaux-Arts). Dans les huit départements de cette école on découvre des artistes très différents qui étudient des domaines aussi différents que l’animation (אנימציה), le design industriel (עיצוב תעשייתי), où la communication visuelle et vidéo. Les musées et les galeries vous attendent pour découvrir ses artistes!

Vocabulaire de l’école Bezalel

אמן- אמנים
מבנים – מבני
פסל – פסלים
אמנות
קשיים כלכליים
עיצוב
מוזיאונים – מוזיאון
גלריות – גלריה
להתחדש
אנימציה
עיצוב תעשייתי

Conseils (טיפים) pour une aliyah réussie

Il n’y a pas de recette (מתכון) miracle pour réussir (להצליח) son aliyah, mais voici quelques conseils qui vous permettrons de la préparer (להכין) le mieux possible.

Réussir son aliyah nécessite une certaine préparation

Réussir son aliyah en famille ou en solitaire, exige de bien préparer et planifier les différentes étapes. Il faut bien sur passer par l’Agence Juive (הסוכנות היהודיה), afin de remplir un dossier mais avant cela il y a quelques petites choses qu’il faut faire.

Tout d’abord, le savoir rend plus fort, plus vous prenez de renseignements, plus vous obtenez de réponses et plus vous êtes en position de force. Il n’y a pas de questions qui ne soient pas importantes (חשובים). Toute question est légitime et il ne faut pas hésiter à la poser et surtout obtenir une réponse écrite, car en cas de litige, vous aurez une preuve (הוכחה) écrite.

Trouver où réussir son aliyah

Naturellement, visiter Israël, bien connaître le pays, savoir où vous désirez vous installer est une chose importante. Il faut prévoir plusieurs voyages d’études afin de bien choisir (לבחור) la ville et le quartier où vous désirez vivre. Il faut vérifier les écoles, les magasins, les bus, le médecin, la pharmacie qui sont proches de votre quartier, les distances à parcourir pour chaque chose. Si vous êtes religieux, les lieux de culte proche de votre futur domicile.

L’hébreu, indispensable pour Réussir son aliyah

Il faut aussi se mettre à l’hébreu. Prendre des cours d’hébreu avant d’arriver en Israël permet d’intégrer une classe de niveau Bet ou Guimel (et non de commencer en Aleph) et de finir les 5 mois d’oulpan au niveau Dalet, He voire Vav. L’oulpan (אולפן) c’est bien, mais il faut éviter de se retrouver entre francophones, car tous les bénéfices des cours c’est de vous y confronter, dans les problèmes du quotidien. Si vous ne parlez que français, l’oulpan ne vous servira à rien. Il faut pratiquer la langue le plus possible, même si vous faites des fautes (טעויות), il faut vous lancer ! On apprend aussi et surtout de ses erreurs. Parler, toujours parler en hébreu est un exercice difficile, qui demande beaucoup de concentration et de volonté, mais il faut le faire. C’est le seul moyen de s’intégrer dans la société israélienne.

Une fois que vous avez toutes les informations en main, allez à l’Agence Juive ou Nefesh Be Nefesh et n’hésitez pas à poser et reposer les questions pour lesquelles vous n’avez pas obtenu de réponses complètes, ou pour lesquelles vous n’êtes pas convaincus.
A bientôt en Israël.

Vocabulaire de l’aliyah réussie

טיפים – טיפ
מתכון
להצליח
להכין
הסוכנות היהודיה
חשובים – חשוב
הוכחה
לבחור
אולפן
טעויות – טעות

Les danses folkloriques (ריקודי עם) en Israël

rikudi am

L’été est à son zénith et les nombreux festivals (פסטיבלים) font la joie des israéliens comme des touristes. Parmi tous les nombreux événements, le festival de Karmiel, qui a fêté son 25ème anniversaire, a fermé ses portes mais l’engouement pour les danses folkloriques ne tarit pas. Si pendant les vacances vous êtes en Israël, que ce soit sur la plage (חוף הים) ou sur les grandes places de nombreuses villes des scènes attendent les danseurs folkloriques de tous niveaux (רמות).

Le festival de Karmiel génère toujours autant de nouvelles vocations. Le public y vient tous les ans de plus en plus nombreux, c’est le lieu où se mélangent danseurs professionnels et amateurs (חובבים) qui prennent des cours en ateliers (סדנאות) avec des chorégraphes (כוריאוגרפים) et des professeurs de danse (מורים למחול). Mais d’où vient cet enthousiasme général pour ces danses et quel est le public qui les danse ?

Non, les danses folkloriques ne sont pas que du folklore (פולקלור). On continue de les danser et ce ne sont pas de vieux nostalgiques d’une époque passée et révolue, non, toutes les générations (דורות) viennent danser et participer à ces grands rassemblements.

D’où viennent les danses folkloriques ?

C’est un mélange de danses juives ainsi que de danses venant de différents pays. Cela a commencé avec les premiers pionniers (חלוצים) qui ont amené chacun leur culture et leurs propres danses et les ont adaptés à ce nouveau pays qu’ils étaient en train de créer. Un des symboles (סמל) de ce renouveau est la « hora », qui à l’origine est une danse roumaine. Elle est la danse qui réunit tous les âges, et elle est dansée en toute occasion, à l’occasion de la fête de l’indépendance (יום העצמאות), les mariages, etc.

Depuis la « hora » (הורה), d’autres sources d’inspirations ont étoffé le répertoire de ces danses folkloriques, on y retrouve aussi bien la « Debka », danse arabe où les hommes dansent en rang frappant du pied, que des danses ayant des rythmes Sud-américains, ou inspirés du jazz Nord-américain, des danses traditionnelles et modernes, hassidiques, orientales, yéménites, druze, bédouines mais également des danses tirées de la variété israélienne.

Le premier festival de danses folkloriques a eu lieu en 1944, au kibboutz Dalia. Cela a provoqué un enthousiasme général et ce succès ne s’est pas démenti depuis. Il n’y a pas une ville, un village où des stages, des cours ou des soirées de danses folkloriques ne sont pas organisés. De très nombreuses troupes de danseurs amateurs existent et perpétuent cet engouement. Elles se produisent aussi bien en Israël que dans le monde.

Vocabulaire des danses folkloriques en Israël

ריקודי עם
פסטיבלים – פסטיבל
חוף הים
רמות – רמה
חובבים – חובב
סדנאות – סדנה
כוריאוגרפים – כוריאוגרף
מורים למחול – מורה למחול
פולקלור
דור – דורות
חלוצים – חלוץ
סמל
הורה
יום העצמאות

Césarée – קיסריה

La ville de Césarée, dans la partie nord d’Israël, entre Tel-Aviv et Haïfa, est un site touristique très prisé. A l’origine c’était un port (נמל) construit par Hérode.

Césarée dans l’histoire

L’histoire de cette citée remonte la période perse (entre 586 av. J.-C. et 332 av. J.-C.) lorsqu’elle n’était encore qu’un petit village (כפר) primitif. Ce n’est que lorsqu’elle est devenue capitale (עיר הבירה) royale d’Hérode Ier le Grand qu’elle reçoit le nom de Paralios Kaisareia signifiant Césarée maritime. Hérode décide d’expulser la population juive qui vivait dans la citée et de créer une ville grecque. Il la nomme Césarée en mémoire d’Auguste, fils adoptif de Jules César. La ville portuaire qu’il fait construire, comme toutes les villes hellénistiques de l’époque, comprend aussi un théâtre (תיאטרון), un hippodrome (היפודרום). Des concours d’athlétisme y sont organisés. Il y introduit en même temps le culte impérial, en l’honneur d’Auguste, dans le sanctuaire païen du Kaisaréion. Mais le plus exceptionnel, considéré comme un des grands travaux de génie civil de ce roi bâtisseur, c’est la construction du port artificiel. Il va connaître une très grande activité mais à la suite de l’affaissement des brise-lames, il sera délaissé pour des ports plus conformes.

La période romaine de Césarée va être riche en événements. A partir de 6 ap. J.-C., Césarée va devenir le centre de l’administration romaine et de nombreuses troupes vont y résider. Agrippa Ier, petit-fils d’Hérode, va continuer le travail de bâtisseur de son ancêtre en construisant lui aussi un théâtre, un amphithéâtre (אמפיתיאטרון) romain, des thermes. Il y organise des combats de gladiateurs. Mais en Galilée, le peuple commence à se révolter contre la présence romaine dans le pays et la répression va en augmentant. En 66, la révolte (מרד) juive éclate provoquant des massacres menant le pays à la première guerre judéo-romaine. Ce qui va mettre le feu aux poudres, ce sont les habitants de Césarée qui vont massacrer plusieurs milliers de Juifs provoquant ainsi la guerre dans tout le pays. Mais Vespasien va reprendre progressivement le contrôle de la Galilée, puis du reste du pays. En 70, son fils Titus, va vaincre Jérusalem, détruire (להרוס) son Temple et exiler le peuple juif. Il va célébrer sa victoire (ניצחון) à Césarée. Rome va récompenser la population de Césarée pour son aide efficace en lui octroyant la citoyenneté romaine.
Après cet épisode, la ville continue à s’agrandir, de nouvelles constructions apparaissent, des édifices publics, des sanctuaires décorés d’éléments et de statues de marbre (שיש) mais le déclin est proche.
Césarée abritera les premières communautés chrétiennes, un Concile va même s’y tenir et à côté de ce christianisme qui commence à se développer au trouvera aussi dans la ville un judaïsme florissant avec des rabbis célèbres. Ce fut aussi le lieu où, selon la Guémara, Rabbi Akiva fut torturé puis exécuté en 135 par les Romains pour avoir été le chef spirituel de la révolte de Bar Korva
Aujourd’hui Césarée est une ville qui continue de fasciner les israéliens comme les touristes par la richesse de son site archéologique, le spectacle de son et lumière et les animations proposées tout au long de l’année.

Césarée aujourd’hui

De la période romaine, on peut visiter les ruines d’un palais, un cirque romain, les vestiges du port mais surtout le théâtre qui est encore utilisé pour des concerts et spectacles. Pour les amoureux de l’histoire, sur le port, un nouveau musée s’est ouvert avec un film en 3D qui vous fera revivre les grands moments de cette cité. La ville de Césarée fait partie des patrimoines mondiaux de l’Unesco et est un des sites les plus visités d’Israël. Quant à la ville moderne de Césarée, elle est une des villes les plus prestigieuses d’Israël dans laquelle vivent de nombreuses personnalités politiques et artistiques du pays. On peut y voir des villas magnifiques, des terrains de golf avec des pelouses soigneusement entretenues, un hippodrome, un musée des beaux-arts et de beaux hôtels.
Bonne ballade !!

Vocabulaire de Césarée

נמל
כפר
עיר הבירה
תיאטרון
היפודרום
אמפיתיאטרון
מרד
להרוס
ניצחון
שיש

Tou BeAv – טו באב

Le quinzième jour du mois d’av est appelé Tou BeAv mais aussi Hag haahava « fête de l’amour » (חג האהבה). D’où vient cette fête ?

D’après la tradition rabbinique, à l’époque du Temple de Jérusalem (בית המקדש), le quinzième jour du mois d’av était l’un des jours les plus joyeux du calendrier des fêtes juives. Les jeunes filles, toutes de blanc vêtues, dansaient dans les vignobles, et les jeunes gens les y retrouvaient et y choisissaient leur future épouse. C’est un jour où les marques du deuil sont interdites ainsi que le jeûne (צום). Au contraire, c’est une journée considérée comme particulièrement favorable au mariage (נישואין).

«Lorsque vous verrez les filles de Silo sortir pour danser en chœur, vous sortirez vous-mêmes des vignes, vous enlèverez chacun une femme parmi les filles de Silo, et vous vous en irez au pays de Benjamin».

On ne trouve pas de référence dans la Bible de cette fête, mais on y parle comme du jour où les mariages entre les tribus d’Israël (שבטי ישראל) furent autorisés pendant une génération (cf. Bamidbar 36, 6…).
Si au départ c’est une fête religieuse aujourd’hui elle est surtout devenue une fête « commerciale » (מסחרי), une nouvelle tradition (מסורת) parmi le public laïc (חילוני) où l’on propose toute sortes de cadeaux (מתנות) à offrir à son petit ami/ sa petite amie ! C’est aussi la journée et la soirée où de grands concerts sont organisés dans de nombreux lieux dans tout le pays et plus particulièrement à Tsemah, au sud de Tibériade.

Si vous êtes à Jérusalem, et que vous cherchez la spiritualité, il ne faut pas manquer la célébration de Tou Béav au Kotel. Une prière spéciale est organisée et nombreuses sont les jeunes filles à y venir, habillées en blanc ! Si vous êtes en Israël à tou Béav, ne ratez pas ce rendez-vous, il vaut le détour.

Vocabulaire de Tou BeAv

ט »ו באב
חג האהבה
בית המקדש
צום
נישואין
שבטי ישראל – שבט
מסחרי
מסורת
חילוני
מתנות – מתנה