Be’er Shéva – באר שבע

Be’er Shéva dans la Bible

Capitale du Néguev, souk bédouin, cité plusieurs fois millénaire avec la découverte du potentiel de cette dernière par Abraham qui y creusa un puits pour donner à boire à son troupeau, il y a conclu une alliance et jura fidélité à Abimelech, le roi de Gherar mentionné dans la Bible, Be’er Shéva est aussi une ville moderne avec son université, ses centres commerciaux.

Géographie de Be’er Shéva

Be’er Shéva se situe au carrefour (צומת) de deux grandes voies de trafic international dans l’Antiquité : la « Voie royale » à l’est et la « Via Maris » (voie maritime) à l’ouest. Dans la Bible, la cité est évoquée comme étant une étape caravanière, poste-frontière et foyer de culte. Son nom « shva » signifie serment et rappelle le serment fait pour sceller la propriété du puits où, à proximité, Abraham a planté un tamaris (אשל). Isaac et Jacob, firent aussi étape à ce point d’eau.

Histoire de Be’er Shéva

A l’époque du premier Temple, c’est la ville la plus méridionale du royaume, puis à la période romaine, la cité s’est développée sur le territoire de la ville actuelle. Lorsque l’empire romain est devenu chrétien, Be’er Shéva fut le siège d’un évêché et plusieurs églises y furent érigées. Quelques siècles plus tard, les Croisés y élevèrent une forteresse (מצודה) dont la destruction signa le déclin de la ville pendant plusieurs siècles. Au milieu du 19ème siècle, lors de fouilles (במהלך חפירות), les archéologues Edward Robinson et Henry Tristam, ont confirmé que le puits datait bien de l’époque d’Abraham. En 1897, les bédouins (בדואים), pour affirmer leur propriété sur le puits d’Abraham, élèvent un bâtiment autour du puits.

Be’er Shéva moderne

Be’er Shéva, la ville moderne est la seule ville qui fut fondée au début du XXe siècle par les Ottomans. On retrouve dans la vieille ville les ruines d’édifices érigés par les Ottomans et après eux, ceux construits par les Britanniques: la maison du gouverneur (מושל) qui date de 1906 qui aujourd’hui est transformée en Musée d’art, la première mosquée (מסגד) datant de la même année, la gare ferroviaire turque construite pendant la Première Guerre mondiale, le château d’eau (מגדל המים) qui servait à l’alimentation des locomotives à vapeur, le sérail est occupé de nos jours par la police, le jardin public et d’autres édifices qui racontent l’histoire de la cité pendant la période turque.

En 1949, Be’er Sheva devient la capitale du Néguev, une ville moderne avec de nombreux sites à visiter: l’université Ben Gourion, le Centre médical (מרכז רפואי) Soroka, le Mémorial de la ‘Hativat Haneguev (la brigade du Néguev) (חטיבת הנגב), le quartier de la ville nouvelle, et surtout le célèbre souk bédouin qui depuis 1905 attire tous les jeudis les Bédouins venus vendre leurs produits – cuivres (נחושת), verroterie (חרוזים), bijoux (תכשיטים), tapis de laine (שטיחי צמר). Le site, le Puits d’Abraham est un lieu à visiter. Il se situe à cinq kilomètres à l’Est de la ville, à quelques dizaines de mètres au nord du Tel antique. Le puits est continuellement alimenté par l’écoulement des eaux souterraines. Au-dessus du puits est fixé une antilia, une roue (גלגל) qui puise l’eau et la verse directement dans des godets (דליים), puis elle se déverse dans une réserve et elle est dirigée vers des conduites d’irrigation. La roue est mise en mouvement par un système de leviers et ce sont des animaux, en général un chameau (גמל), un bœuf (שור) ou un âne (חמור) qui la font tourner.

L’Unesco en 2005 a inscrit les vestiges du tel de Be’er Sheva au Patrimoine mondial de l’humanité.

Vocabulaire de Be’er Sheva

באר שבע
צומת
אשל
מצודה
במהלך חפירות
בדואים – בדואי
מושל
מסגד
מגדל המים
מרכז רפואי
חטיבת הנגב
נחושת
חרוזים
שטיחי צמר
גלגל
דליים – דלי
גמל
שור
חמור