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Shavouot – חג השבועות

May 12th, 2013 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Shavouot – חג השבועות)
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De nombreuses fêtes juives ont plusieurs noms et la fête de Shavouot ne fait pas exception. Si cette fête a pour premier nom « Shavouot » signifiant semaines, elle porte aussi les noms de Fête de la moisson (חג הקציר), le Jour des prémices (יום הביכורים), Atzeret (עצרת), le temps du don de la Torah (זמן מתן תורתנו) ou encore le Cinquantième jour (יום החמישים).

– Shavouot est une des trois Fêtes de pèlerinage et sept semaines séparent Pessah de cette fête d’où son nom de Shavouot.
– Hag ha-Katsir (חג הקציר) ou fête de la récolte : ce nom apparait dans le livre de l’Exode. A Pessah c’est la récolte de l’orge (שעורה) qui débute alors qu’à Shavouot c’est celle du froment (חיטה)
– La fête des prémices, Hag ha-Bikkourim (חג הביכורים) car les premiers fruits de la récolte étaient alors offerts au Temple à cette date.
– Atzeret (עצרת), assemblée solennelle, c’est le nom que l’on donne à Souccot, Pessah et Shavouot car elles étaient historiquement les trois occasions annuelles de pèlerinages au Temple de Jérusalem.
– Le temps du don de la Torah (זמן מתן תורתנו), car après avoir erré pendant des mois dans le désert, c’est au mont Sinaï que les Bné Israël ont reçu la Torah par l’intermédiaire de Moïse le jour de Shavouot. Nos sages (חכמים) insistent sur le fait que ce n’est qu’à partir où ils ont reçu les Dix Commandements (עשרת הדיברות), que les Israélites sont devenus un peuple libre.
– le Cinquantième jour (יום החמישים), un jubilé, soit la fin du décompte des 49 jours de l’Omer qui a débuté à partir du second soir de Pessah. En grec « pentecôte ».

Shavouot et le don de la torah

Vocabulaire de Shavuot

חג השבועות
חג הקציר
יום הביכורים
עצרת
זמן מתן תורתנו
יום החמישים
שעורה
חיטה
חכמים – חכם
עשרת הדיברות

Le printemps (אביב) est arrivé … et Pessah (פסח) avec lui!

March 17th, 2013 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Le printemps (אביב) est arrivé … et Pessah (פסח) avec lui!)

Pessah célèbre l’un des événements essentiels de l’histoire juive, celui de la naissance du peuple d’Israël. Elle a plusieurs noms : elle s’appelle Pessah signifiant “ passage” ou protection, évoquant le souvenir de la protection du peuple juif au moment de la sortie d’Egypte. Elle est appelée aussi « la fête du printemps ». Nissan est le mois du renouveau de la nature en Israël. L’hiver (חורף) est fini, les pluies cessent, et c’est le printemps. La fête porte également le nom de “Fête des Matsot” (מצות). Durant huit jours (en dehors d’Israël) il nous est interdit (אסור) de manger du pain levé, et le remplaçons par des Matsot (pain non levé). Enfin, cette fête porte aussi le nom de “Fête de la Liberté (חירות) » Le Séder célèbre la libération des Bné Israël, de l’esclavage (עבדות) égyptien.

Nettoyage (ניקיון) de Pessah

Pour bien arriver à la célébration de Pâques, on commence quelques jours, voire quelques semaines avant la fête, par nettoyer nos maisons contre toutes les formes de pains (לחם). La veille de Pessah, une dernière vérification est faite par la recherche du pain, qui a été préalablement placé dans les différentes pièces de la maison. Toute la famille, à la lumière d’une bougie (נר), part à la recherche de ces morceaux de pain qui seront brûlés (שרפו) le lendemain.

Enfin, le grand jour arrive. La cérémonie du premier (ou des deux premiers) soirs de Pessah porte le nom de Seder (סדר) qui veut dire ordre, car les règles suivent l’ordre indiqué dans la Haggadah, livre qui contient le récit de la délivrance, des psaumes et des chants de reconnaissance. La lecture de la Haggadah est interrompue à plusieurs reprises par des actes symboliques (סמלים), tel que boire quatre verres de vin ou les herbes amères (מרור) que l’on mange, en souvenir de l’amertume de l’esclavage en Egypte.
Le 7éme jour de pessah est un jour de fête qui célèbre le miracle de la traversée de la mer Rouge, car les Egyptiens regrettant le départ du peuple juif, les poursuivirent. Ils les rattrapèrent le 7ème jour, devant la mer Rouge qui s’ouvrit pour laisser passer le peuple juif qui va chanter le “Cantique de la mer Rouge” (שירת הים).
Pour ceux qui vivent ou qui viennent pour la période des fêtes en Israël, c’est aussi l’occasion de faire de très belles balades à travers le pays. Alors, que ces fêtes se passent sous les meilleurs hospices pour chacun et « l’an prochain à Jérusalem » (בשנה הבאה בירושלים) pour tous !

Vocabulaire de Pessah

אביב
פסח
חורף
מצות – מצה
אסור
חירות
עבדות
ניקיון
לחם
נר
שרפו
סדר
סמלים – סמל
מרור
שירת הים
בשנה הבאה בירושלים

La fête de Pourim en Israël – פורים

February 5th, 2013 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on La fête de Pourim en Israël – פורים)

Dans le calendrier des fêtes juives, Pourim est sans aucun doute une fête spéciale. Sa première particularité est qu’elle n’est pas invoquée dans le texte de la Torah. Pourim est une fête qui est le résultat d’événements historiques décrits dans le Livre d’Esther (מגילת אסתר)et c’est également l’unique fête qui a lieu en dehors d’Israël et qui n’a pas de relation directe avec le Temple de Jérusalem.

Histoire de Pourim

L’histoire se déroule en Perse (פרס), l’Iran d’aujourd’hui où l’on peut voir les tombeaux d’Esther et de Mordechai dans la ville de Hamadān. Comme dans toutes les fêtes juives, la notion du souvenir (זיכרון) est essentielle: se souvenir et transmettre aux générations futures.

La fête de Pourim est célébrée le 14ème jour du mois d’Adar, mais le 13 on doit jeûner (לצום) en souvenir des trois jours de jeûne décrétés par la Reine Esther. Elle a préféré jeûner alors qu’elle devait chercher à trouver grâce aux yeux du roi.

Comment se déroule la fête de Pourim?

Les obligations de la fête de Pourim, sont d’écouter la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther) (קריאת המגילה), qui relate l’histoire du miracle de Pourim deux fois. La première fois le soir, à la fin jeûne, puis le lendemain matin, avant d’envoyer des cadeaux (משלוח מנות) à ses amis, sous forme de mets. Faire des dons aux pauvres (מתנות לאביונים) est aussi une des obligations de cette fête et ces dons peuvent être aussi bien sous forme de nourriture que d’argent. Enfin ce qui clôture Pourim, c’est le festin (משתה) qui doit être le plus joyeux possible, arrosé de vins (יינות) et de boissons. Bien sûr, c’est aussi le jour où les enfants, comme les adultes se déguisent (להתחפש). Diverses coutumes, notamment culinaires, se sont ajoutées avec comme par exemple, les Oreilles d’Aman (אוזני המן), fazuelos, ou Boyouz ainsi que l’utilisation de crécelles (רעשן) quand le nom de Haman est prononcé. En Israël, dans tout le pays, il y a de grands défilés (תהלוכות), mascarades inspirées des carnavals (קרנבלים) italiens. Le plus célèbre est le « ad lo Yada » de Holon.

Alors, à vos déguisements, et que la fête commence!

Vocabulaire de Pourim en Israël

פורים
מגילת אסתר
פרס
זיכרון
לצום
קריאת המגילה
משלוח מנות
מתנות לאביונים
משתה
יינות – יין
להתחפש
אוזני המן – אוזני המן
רעשן
תהלוכות – תהלוכה
קרנבלים – קרנבל

Hanoukkah – חנוכה

December 5th, 2012 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Hanoukkah – חנוכה)

Chaque fête a ses symboles (סמלים) et ceux de la fête de Hanoukka sont nombreux: les bougies (נרות) la hanoukkiah (חנוכיה), la toupie (סביבון) et surtout les beignets (סופגניות). Alors voici deux recettes (מתכונים): une recette de Sfenj (beignets marocains) et une recette de Latkes (recette ashkénaze).

Recette de Sfenj

Ingrédients
1 kg de farine (קמח) blanche tamisée
2 cuillères à soupe de levure de boulanger (שמרים)
1 cuillère à café de sel
3 verres d’eau tiède (מים פושרים)
3/4 de verre d’huile (שמן)

Préparation (הכנה) :
Dans un petit bol, délayez la levure avec un peu d’eau tiède. Dans un bol, versez la farine tamisée et faites un puits, puis versez la levure et commencez à mélanger. Ajoutez le sel, l’huile et l’eau tiède petit à petit. Pétrissez la pâte, recouvrez-la d’un torchon propre et laissez-la reposer pendant au moins une heure, jusqu’à ce qu’elle double de volume.
Remplissez un petit bol d’eau, cette eau va servir à se mouiller les mains pour préparer les beignets.
Dans une poêle (מחבת), versez de l’huile pour la friture, et laissez-la chauffer. Trempez les mains avant de prendre une boule de pâte, faites un trou au milieu puis mettez la dans la poêle. Laissez dore chaque sfinj de chaque côté. Laissez égoutter chaque sfinj sur du papier absorbant.
Saupoudrez chaque sfinj de sucre. Servez chaud.

Latkes aux pommes de terre (לביבות תפו”א)

latkes
Ingrédients
650g de pommes de terre
1 petit oignon
1 œuf
1/2 cuillère à café de sel
2 cuillères à soupe de chapelure (פירורי לחם)
De l’huile pour frire (שמן לטיגון)
Préparation :
Epluchez les pommes de terre et râpez- les (à la main ou au robot). Mettez dans une passoire et pressez dessus pour retirer tout le liquide. Râpez l’oignon et l’ajouter à la pomme de terre. Puis, ajoutez l’œuf, la chapelure et le sel et mélanger.
Faites chauffer d’huile dans une sauteuse. Quand l’huile est bien chaude, prenez un peu de pommes de terre dans la main et pressez pour faire sortir le jus et formez une galette plutôt plate. Mettez dans la poêle à frire. Répétez la même opération avec toute la préparation. Faites dorer les galettes environ 3 ou 4 min de chaque côté.

Vocabulaire de Hanoukkah

חנוכה
סמלים – סמל
נרות – נר
חנוכיה
סביבון
סופגניות – סופגניה
מתכונים – מתכון
מצרכים
קמח
שמרים
מים פושרים
שמן
הכנה
מחבת
לביבות תפו”א
פירורי לחם
שמן לטיגון

Passer Souccot en Israël

September 19th, 2012 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Passer Souccot en Israël)

Si vous devez passer une fête en Israël, celle à ne pas manquer (לפספס) c’est bien celle de Souccot. Tout d’abord, le temps est généralement de la partie : les grosses chaleurs de l’été sont derrière nous et de plus, vous voyez dans chaque rue, aussi bien dans les parkings que sur les balcons des dizaines de souccot. C’est la fête du partage et de la bonne humeur (מצב רוח טוב).

Source: jdcc.org via Danielle on Pinterest

Kippour vient à peine de se terminer que déjà toute la famille se mobilise pour construire (לבנות) la soucca selon les bonnes proportions et les règles précises. La tradition veut que la soucca soit décorée (מקושטת) et en général on y accroche des fruits et des décorations que les enfants ont préparé à l’école, tout cela pour cette habitation temporaire soit le plus confortable possible.

Les Quatre Espèces (ארבעה המינים), c’est la deuxième chose importante à préparer avant le début de la fête. Si vous êtes à Jérusalem, il faut absolument faire un tour par le shouk Mahané Yéhouda où un marché spécial s’ouvre quelques jours avant la fête afin de vous permettre de choisir parmi les plus belles espèces pour son loulav (לולב), le saule (ערבה), le myrte (הדס) et le cédrat (אתרוג).

Ces quatre espèces doivent être prises en main tous les jours pendant la fête, sauf le Shabbat. Il faut les agiter (לנער) dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l’omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l’ensemble des membres du Peuple d’Israël :
– le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux,
– le myrte, odorante mais sans fruit,
– le saule, sans odeur ni fruit,
– le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux

Quel que soit le repas ou collation que l’on fait dans la journée, on doit le prendre dans la Soucca. Les invitations pleuvent en général pendant cette fête. C’est l’occasion de se retrouver, de passer du temps en famille et avec ses amis.

A l’époque des Temples de Jérusalem Souccot était, selon la tradition rabbinique, l’occasion de la cérémonie de la « libation d’eau » (שמחה בית השועבה) puisée à la source de Gihon. Cette eau était versée sur l’autel, afin d’obtenir que les pluies tombent abondamment dans le pays pendant l’année. C’était l’occasion de grandes réjouissances dans la partie du Temple normalement réservée aux femmes. Aujourd’hui, de nombreuses festivités sont organisées le soir un peu partout dans la ville.

Le 7ème jour de Souccot s’appelle Hoshana Raba (הושענא רבה) et le lendemain, on célèbre la fête de Shemini Atseret (שמיני העצרת).

Shemini Atseret et Simha Thora (שמחה תורה) ont lieu le même jour en Israël, mais en diaspora elles sont l’une après l’autre. Shemini atseret est le 8ème jour de clôture.

Mais le point d’orgue de la Souccot, c’est Simha Torah, c’est l’aboutissement d’un mois de fêtes ! Après avoir commencé l’année par des douceurs, puis demandé Son pardon, et maintenant, c’est avec la Torah que nous nous réjouissons. A Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah et le soir de Sim’hat Torah, nous faisons sept fois le tour de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah avec les rouleaux de la Torah.

Vocabulaire de Souccot

חג סוכות
לפספס
מצב רוח טוב
לבנות
מקושטת – מקושט
ארבעה המינים
לולב
ערבה
הדס
דקל
אתרוג
לנער
שמחה בית השועבה
הושענא רבה
שמיני העצרת
שמחה תורה

Tou BeAv – ט”ו באב

August 1st, 2012 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Tou BeAv – ט”ו באב)

Le quinzième jour du mois d’av est appelé Tou BeAv mais aussi Hag haahava « fête de l’amour » (חג האהבה). D’où vient cette fête ?

D’après la tradition rabbinique, à l’époque du Temple de Jérusalem (בית המקדש), le quinzième jour du mois d’av était l’un des jours les plus joyeux du calendrier des fêtes juives. Les jeunes filles, toutes de blanc vêtues, dansaient dans les vignobles, et les jeunes gens les y retrouvaient et y choisissaient leur future épouse. C’est un jour où les marques du deuil sont interdites ainsi que le jeûne (צום). Au contraire, c’est une journée considérée comme particulièrement favorable au mariage (נישואין).

« Lorsque vous verrez les filles de Silo sortir pour danser en chœur, vous sortirez vous-mêmes des vignes, vous enlèverez chacun une femme parmi les filles de Silo, et vous vous en irez au pays de Benjamin ».

On ne trouve pas de référence dans la Bible de cette fête, mais on y parle comme du jour où les mariages entre les tribus d’Israël (שבטי ישראל) furent autorisés pendant une génération (cf. Bamidbar 36, 6…).
Si au départ c’est une fête religieuse aujourd’hui elle est surtout devenue une fête « commerciale » (מסחרי), une nouvelle tradition (מסורת) parmi le public laïc (חילוני) où l’on propose toute sortes de cadeaux (מתנות) à offrir à son petit ami/ sa petite amie ! C’est aussi la journée et la soirée où de grands concerts sont organisés dans de nombreux lieux dans tout le pays et plus particulièrement à Tsemah, au sud de Tibériade.

Si vous êtes à Jérusalem, et que vous cherchez la spiritualité, il ne faut pas manquer la célébration de Tou Béav au Kotel. Une prière spéciale est organisée et nombreuses sont les jeunes filles à y venir, habillées en blanc ! Si vous êtes en Israël à tou Béav, ne ratez pas ce rendez-vous, il vaut le détour.

Vocabulaire de Tou BeAv

ט”ו באב
חג האהבה
בית המקדש
צום
נישואין
שבטי ישראל – שבט
מסחרי
מסורת
חילוני
מתנות – מתנה

Lag BaOmer

May 10th, 2012 | Posted by liliane in Culture israélienne | Hébreu-Francais - (Comments Off on Lag BaOmer)

Une date, le 33ème jour de l’Omer, des personnages historiques et religieux importants : Rabbi Shimon Bar Yohaï à Pekiin, Rabbi Akiva et Bar Kohva.

Historique de Lag BaOmer

Le compte de L’Omer débute le 2ème jour de Pessah et se termine à Shavouot . Pourquoi le 33ème jour – le 18 du mois de Iyar,- est une date importante ? Que s’est-il passé de particulier pour que ce jour entre tous est synonyme de fête (חגיגה), feux de joie.
Qui sont Bar Kohba, Rabbi Akiva et Rabbi Shimon Bar Yohaï qui sont cités dès que l’on parle de Lag BaOmer?

A un peu plus de 60 ans de la destruction du Deuxième Temple, la révolte de Bar Kohba va prendre racine. En effet, plusieurs factions juives refusent d’accepter la défaite face à l’empire romain et elles se trouvent un messie, avec le personnage nommé « le fils de l’étoile ». Il va pendant 3 ans tenter de briser le joug romain. Un vent messianique souffle sur cette toute petite et lointaine province de l’empire romain. Ce personnage charismatique va soulever des armées et Rabbi Akiva va être un de ses fervents supporter.
Bar Kohba va faire trembler la puissante Rome mais il sera tué sous les murailles de Bétar. Le mouvement messianique qu’il avait provoqué va se terminer par l’interdiction de  l’étude de la Thora, la destruction du Temple de Jérusalem, l’interdiction aux Juifs d’y pénétrer et plus tard elle va avoir pour nouveau nom: Aelia Capitolina.

Rabbi Akiva, autre personnage rattaché à cette date est quant à lui un grand érudit talmudique. Il est considéré comme l’un des plus grands docteurs de la Mishna. Il joua aussi un rôle politique important et fut à différentes reprises mandaté par les Judéens comme ambassadeur à Rome. Il est surtout connu comme étant l’un des dix morts en martyrs pour avoir bravé les interdits religieux institués par le pouvoir romain.

Jusqu’à l’âge de 40 ans, Rabbi Akiva était illettré. Il décide d’étudier la Thora et il va devenir non seulement  un maître respecté mais aussi, il assurera les fonctions de juge, membre de l’académie de Yavné où siège le Sanhédrin. Sa réputation grandit très rapidement dans le monde Juif. On lui attribue plus de 48 000 disciples dont Rabbi Shimon Bar Yohaï.

Bien que le pouvoir romain en place interdise l’enseignement de la Thora, Rabbi Akiva continue son enseignement en public, au mépris des conséquences. Il sera arrêté, puis emprisonné pendant plusieurs années et il sera torturé à mort, alors qu’il prononce le Shéma Israël.

D’après des sources rabbiniques, l’épidémie mortelle qui a tué 24 000 des élèves de Rabbi Akiba se serait arrêtée le 33ème jour de l’Omer. Certains pensent qu’il s’agirait en fait,  de la révolte de Bar Kohba contre les Romains qui s’est terminée dans un bain de sang.

Ce grand maître, disciple de Rabbi Akiva est l’auteur du livre du Zohar(זוהר), ouvrage sur la Kabbale (קבלה).

Rabbi Shimon fut poursuivi par les Romains et condamné à mort, mais il réussit à se cacher dans une grotte, avec son fils Rabbi Eléazar, pendant treize ans et là, ils étudièrent la Torah se nourrissant uniquement des fruits d’un caroubier. C’est à Méron qu’il mourut près de Tsfat le 18 Iyar, le 33ème jour de l’Omer.

Lag BaOmer en Israël de nos jours

A Méron, la cérémonie débute par l’allumage d’un grand bûcher (מדורה), près de la tombe du Rabbi. Le lendemain matin, la cérémonie de la première coupe des cheveux  des garçons, qui ont atteint l’âge de 3 ans ! Les mèches sont jetées dans le feu !

Dans tout le pays, les enfants passent la nuit dehors après avoir allumé de grands feux de joie, mangent des pommes-de-terre à moitié cuites, des marshmallows carbonisées….

Vocabulaire de Lag BaOmer

חגיגה
מדורה
זוהר
קבלה